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Autunno-Mio

Lundi 1 décembre 2008

Ne me parlez plus d'amour
Novembre tremble de Décembre
 Déjà ;
Nous ne passerons plus Nemours
Le cœur des vacances est en cendres
   Las ...

Ne me parlez plus d'amis
Parfois le diable en a marre, à demi
 Seul ;
Non ne leur parlez plus de moi
L'heureux poète est en pétard ; plus d'émois
     La gueule ...

Ne me parlez plus de l'été
Quand dans le cœur il gèle
 Il attend ;
Non, ne me parlez plus d'été
   Ce qu'il me reste d'elle ...
 Le temps .

Le temps de voir à mon poignet
Le temps passer et s'éloigner
De ce bonheur
Qui se gaspille à m'émouvoir
Qui insiste et m'oblige à voir
Heure par heure, ce contrecœur

Ne me croyez plus quand je chante
Déchirez même
 Ce poème ;
Ne me croyez plus quand je chante
La fête à Rio
   En maillot ...

Ne me croyez plus quand je chante
Je rêve d'être magicien, tout effacer
Trouver la martingale à réussir le passé
Tout effacer , recommencer .
... Mais croyez moi si ça vous chante,  
Le matin, dans mes rêves, elle vient m'embrasser,
On va se boire un café noir
Sur la terrasse d'un petit bar
Parfumée de croissants dorés,
Sur la terrasse aux chaises mouillées
Par l'été frais, dans la forêt
 De Rambouillet .


Silvio Bernard ©1989
Par Silvio Bernard
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Jeudi 23 octobre 2008


Ce matin, doucement,
Il pleut ;
Sans colère ; sans grondements ;
C'est que la Terre nous aime encore un peu



Silvio Bernard©2004
Par Silvio Bernard
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Jeudi 23 octobre 2008

Le rosier blanc a refleuri
Comme en octobre, l'an passé,
Comme si de rien n'était, rien ne s'était cassé ;
Le rouge aussi, il était pressé,
Celui où la rose rouge, alors  encore en vie,
M'avait expliqué
En douce, pour ne pas trop te piquer,
Qu'elle te trouvait bien compliquée .



Silvio Bernard©2005
Par Silvio Bernard
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Dimanche 5 octobre 2008


Un seul moyen alors
 De choisir être libre, dehors ;
Ne plus rien posséder,
Rien de sûr, pas de sous,
N'avoir plus rien à soi pour ne plus rien céder
Et se trouver un pont qu'on peut voir d'en dessous .

Alors, sans végéter, glander, léguminer,
Démonter la semaine en cent soixante huit jours,
D'une heure seulement chacun, les vivre à l'envi
Et rester neuf en attendant ... Le point d'espoir ;

Éteindre l'or, les strass des villes illuminées
Pour mieux voir la seconde, l'étincelle nuit et jour,
Celle qui peut, qui va bientôt changer la vie,
Loin des rumeurs,bruits, à l'abri, enveloppé de noir .



Silvio Bernard©2008
Par Silvio Bernard
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Samedi 4 octobre 2008


Je ressens cette absence
 Sublimer cet ennui ;
Le soleil jaune et faible,
humide du matin,
Éclaboussant de vie
 Les vagues mortes de l'Automne .

Je suis là, en silence,
En attendant la pluie
Et la fin de la fable,
De ce rêve atteint
De pas assez d'envie
 Et d'espoirs qui tâtonnent .

Et toujours, cette absence,
Réchauffe mon espoir,
Ces journées de présence
À flâner sur les quais
 Au froid d'un rendez-vous manqué ;

Rejoindre ma maison
  En résonnant dans le couloir ;
Jusque très tard le soir, calme et sans raisons,
Que seul persiste ton ambre
Dans le silence noir de ma chambre .



Silvio Bernard©1983
Par Silvio Bernard
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Samedi 4 octobre 2008

J'avais si peu dormi ;
Raté mon train ;
Je fumais froidement
Par bouffées de brouillard,
Je t'ai vue, dénouée,
Avec tes dix-neuf ans,
Tes affaires de classe
Je t'ai tendu la main
Avec la voix coupée,
Et tout a disparu
Dans un bruit du matin
Sur le gravier mouillé .

Je me fouttais du froid aux pieds ;
J'avais perdu mes dix-neuf ans
   Un peu plus loin ...
... Je les cherchais ;    
Et c'était toi que je cherchais ;
Et j'ai compris que je t'aimais ;
Que je t'aimais comme en été,
De bonne heure au mois de Novembre .
Tu n'avais plus besoin de rester
Et je t'ai regardé partir,
Avec tes boucles,
Dans la brume du train
Qui sait ce que sera demain .

Je reviendrai, il y a cinq ans,
Sans cesse vivre cette derniere fois
Et tes joues rouges, tes lèvres humides,
Humides et fraiches comme le printemps,
Comme le printemps quand il est content
De bon matin, et j'oublierai que je suis libre,
Que je suis libre comme aujourd'hui
De tout gâcher à pile ou face,
Ne pas rester, partir, me perdre, me dissoudre ...
Et je te dirai ... Amsterdam .



Silvio Bernard©1984
Par Silvio Bernard
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Mardi 25 mars 2008


Quand tout s'efface,
Les soirs calmes,
Presque vides d'air entre nous,
Sens-tu
La tempête en moi
 Qui tour à tour,
M'imprègne,
 Me détourne de toi ?...

 Et quand je te regarde,
 Sens-tu, mon amie,
Le désir préservé
Toujours irisé
     Dans mes yeux fatigués ?...

 Sens-tu, quelquefois,
Mes envies pastel
 Retenir ma raison
Qui s'en va
 Recoudre ma folie
... Autre-part ?

 Sens-tu, alors,
 Quand ton regard suit
 Le fleuve gris,
Sens-tu
La vie
 Qui passe avec lui
  ... Et nous donne rendez-vous plus loin ?...



Silvio Bernard©1985
Par Silvio Bernard
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L'âme de fond ...

La poésie et l'ncongru





Ténue est la frontière ...

... Entre fantaisie et non-sens, entre métaphore et cryptage,
entre discrétion et étouffement, entre franchise et impudeur,
entre démocratie et bateau ivre, entre tact et inconsistance,
entre verve et grossièreté, entre non violence et attentisme,
entre abondance et lourdeur, entre générosité et redondance,
entre soin et pinaillage, entre droite et gauche,
entre détermination et obstination,
entre présence et pression,
entre attentions et insistance,
entre bonne guerre et entente illicite,
entre le juste milieu et les petits arrangements,
entre bonnes intentions et envahissement,
entre bons conseils et ingérence, entre acuité et indiscrétion,
entre gratuité pour les femmes et proxénétisme tacite, officieux,
entre légèreté et inconscience, entre liberté et libertinage,
entre le garde-fou et le garde-barrière,
entre confiance et candeur, entre optimisme et inconséquence,
entre prudence, méfiance et paranoïa,
entre bonne humeur et truculence, entre altruisme et abnégation,
entre fantasmes et fantaisies absurdes,
entre information et voyeurisme,
entre érotisme et faux-culs,
entre le poids des mots et la lourdeur des propos,
entre image crue et pornographie
   entre scepticisme et fanatisme ...

... Entre la poésie et l'incongru .

...

 

                                                                                               Silvio Bernard©2005

L'âme de fond

Aquarelles-Blanc de Chine/Noir

Aquarelles



Louis "Satchmo" Armstrong
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Ba : We are the future
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John Lee Hooker
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"Pépé Chuck" Berry
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Jimi Hendrix
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"Le grand Jacques" Brel

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