Publicité

Dimanche 1 mars 2009


Janvier s'était rentré sur la pointe des pieds,
Un accès de cafard l'appelait plus au nord,
Laissant l'air libre au soleil pâle,
Insufflant la nouvelle vie
À l'impatience du printemps ;

Juste une lueur de mieux,
Une passion de plus qu'hier,
Liant la vie à ta vie,
Inventa de nouvelles amours
Autour de tes premiers cris .

SilvioBernard©1985
Par Silvio Bernard - Publié dans : Printempestif - Communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 27 février 2009
... De 2000 neuf


Aujourd'hui, quand un sage montre la Lune,
les imbéciles regardent son doigt, et des petits malins leur font les poches .

Une injection sous-cutanée est une piqûre après une bonne fessée .

Puisque tout est possible ... Le contraire aussi ?

Définitions du nouveau siècle :
OVNI : olibrius vivant non identifiable
RFID : réplicant facilement identifiable décérébré

Nous aurons malheureusement toujours besoin de polices
tant que nous ne différencierons pas "diversité et désordre" .

"L'ingérence humanitaire", c'est d'abord une gifle et ensuite un biscuit .

Mettre la tête dans le sable, c'est exposer une partie sensible de son anatomie .

On dit souvent "à deux balles" pour un machin qui ne vaut rien .
Mais qu'en est-il du suicide du gendarme Jeanber ?

On dit "il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis" ;
comme les intelligents le savent surement déjà,
je me demande bien à qui est destiné ce message .




Silvio Bernard©2009
Par Silvio Bernard - Publié dans : Fragmentaires - Communauté : jeune auteur et compositeur
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 21 décembre 2008

fait de satiété :
Je l'ai tellement embrassée partout que je me suis senti nombreux .


contrepèterie :

Surtout ne brûlez pas ; éteignez les pétards laids de Toulouse .


Trafic d'influence :
Le garde d'Esso défavorisait Total


Les femmes c'est comme le tour de France ; quand c'est plat on s'emmerde .


La soulographie c'est  "savoir écrire sous l'eau" .


Une personne concupiscente arrive à tout faire en même temps .


Une baudruche, c'est une baudroie croisée avec une autruche .


J'ai jamais compris pourquoi l'apprêt pour peindre se passait avant .


La grippe aviaire c'est une maladie qu'on attrape dans les avions .


Le remède à la fracture sociale c'est le RIRE : Revenu d'Insertion et Retour à l'Emploi


Les gaz innervants c'est par exemple ... euh ... Si c'est Sarkozy qui pète .


Noël Mamère c'est la grande fête des vaches à lait .


Silvio.Bernard©2008
Par Silvio Bernard - Publié dans : Fragmentaires - Communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Lundi 1 décembre 2008

Ne me parlez plus d'amour
Novembre tremble de Décembre
 Déjà ;
Nous ne passerons plus Nemours
Le cœur des vacances est en cendres
   Las ...

Ne me parlez plus d'amis
Parfois le diable en a marre, à demi
 Seul ;
Non ne leur parlez plus de moi
L'heureux poète est en pétard ; plus d'émois
     La gueule ...

Ne me parlez plus de l'été
Quand dans le cœur il gèle
 Il attend ;
Non, ne me parlez plus d'été
   Ce qu'il me reste d'elle ...
 Le temps .

Le temps de voir à mon poignet
Le temps passer et s'éloigner
De ce bonheur
Qui se gaspille à m'émouvoir
Qui insiste et m'oblige à voir
Heure par heure, ce contrecœur

Ne me croyez plus quand je chante
Déchirez même
 Ce poème ;
Ne me croyez plus quand je chante
La fête à Rio
   En maillot ...

Ne me croyez plus quand je chante
Je rêve d'être magicien, tout effacer
Trouver la martingale à réussir le passé
Tout effacer , recommencer .
... Mais croyez moi si ça vous chante,  
Le matin, dans mes rêves, elle vient m'embrasser,
On va se boire un café noir
Sur la terrasse d'un petit bar
Parfumée de croissants dorés,
Sur la terrasse aux chaises mouillées
Par l'été frais, dans la forêt
 De Rambouillet .


Silvio Bernard ©1989
Par Silvio Bernard - Publié dans : Autunno-Mio - Communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Dimanche 16 novembre 2008

Tout d'abord, bien se détendre,
En diluant lentement ses idées, sans remuer,
Mais aussi s'étirer dans le sens de la longueur,
 De manière à, justement, finir totalement allongé .
Fermer les yeux sans forcer
Pour ne pas contrarier
La dissolution progressive
  Des tensions
environnantes  
Dans l'air ambiant beaucoup moins dense .

Rêver ensuite que l'on s'endort,
 Que l'idéal est simple,
  Et d'ailleurs, c'est tant mieux .
Se sentir rassuré
Que le gaz soit fermé,
Penser que "Tout" va mieux
Et qu'il se porte bien .
 Merci .

 Rêver surtout très calmement,
 -Vous risqueriez de tout gâcher-
Du frisson d'un ruisseau
 Rafraichissant la pinède,
Et ses chants de cigales
Ou de passereaux,
   C'est selon ...

Rêver enfin, béat,
Apaisé de ces songes 
 Fluidement visionnés, 
Que l'on va s'éveiller,
 Tout sera toujours là  
     Et rien n'aura changé ... 
   Sauf ...
Qu'on aura gagné
Un réveil, un matin,
Un nouveau demain,
 Une autre première fois,
  Un début de la vie en plus . 


Silvio Bernard©2008
Par Silvio Bernard - Publié dans : Estatif - Communauté : Poésie contemporaine
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Recommander
Vendredi 14 novembre 2008


En ce jour maudit
Maudit comme un lundi,
Sa vie n'a plus de sens ;
il erre dans la ville,
Dérive sans rien voir
Sans acuité aucune .

Dans ces grandes vitrines,
Il ne voit plus que lui
Dans son dernier revers ;
Le dépit se fait pain,
Dans un café sans sucre
À la saveur de fiel .

Ses réveils de mort,
Embués de fatigue
Cernent et marquent ses yeux
Qui en ont marre de briller
Pour épargner la peine,
Éviter la pitié .

Le matin se lève essoufflé,
L'haleine froide, humide,
Dans un bête brouillard inutile
Ne parvenant plus à cacher
Ce désert d'âmes ...
... La triste cour de l 'usine .   

Le chômeur, lui, se lève
En fumant sa Gauloise
Pour habituer son corps
Et souffrir au réveil ;
Les douleurs de ses veines,
Le poids de ses déveines
Font fléchir son effort
Et le dos n'en veut plus .

Mais tous les jours,
Dimanches compris,
Il résiste, s'éveille et s'étire,
Ses muscles, alors, se tendent
Congestionnés d'espoir
Venu d'on ne sait où,
De se raser, sourire,
Sentir encore la vie
Persistante, insistante,
Et pourtant si précaire .

Un jour de plus qui s'use,
À rechercher " l'issue",
De nouveau et toujours,
Sans cesse reportée
Comme un leurre, un mirage,
Un horizon fuyant
Qui avance en même temps
Que ses pieds aplatis .

Le soir sera rejoint,
Alourdi de fatigue,
Atrophié par l'échec,
Vers la dernière épreuve,
Cet escalier sans fin
Accroché au perchoir.

Coup de grâce à la foi,
Renonçant, épuisée
Dans ce cerveau en friche,
À chaque fois, un cri,
Un signal argenté
Illusoire, mystique,
Exutoire, caustique
Presque amphétaminique,
Efface sa mémoire
    Et le prépare au pire ...
... Allumer sa télé .



Silvio Bernard©2008
Par Silvio Bernard - Publié dans : Mysantropiquement vôtre - Communauté : jeune auteur et compositeur
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander

Référencement

L'âme de fond

  • : Le blog de Silvio Bernard
  • l.ame-de-fond
  • : Textes, poésie, essais de nouvelles ... Exhibition pudique ... Publicité discrète
  • Recommander ce blog

Garder le fil ...

  • Flux RSS des articles

Écrire un mot et ...

Envoyer à un(e) ami(e)

Nouvelles Départs

Si vous aimez L'âme de fond...

... Dites le   

Aquarelles Blanc de Chine/Noir

Aquarelles



Louis "Satchmo" Armstrong
___________

Ba : We are the future
___________

John Lee Hooker
___________

"Pépé Chuck" Berry
___________

Jimi Hendrix
___________

"Le grand Jacques" Brel

************************************

Un peu d'air frais ...


Découvrez Various!

"Envoyer de la toile"

Créer un Blog

Liens

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus